1. Votre respiration s'arrête. Des dizaines de fois par heure.
Si vous ronflez fort, ce n'est pas « juste du bruit ». C'est le son d'un passage qui se rétrécit : vos voies respiratoires sont partiellement bloquées. Et chez beaucoup de gros ronfleurs, elles se ferment complètement, plusieurs fois par heure — des pauses respiratoires dont vous ne gardez aucun souvenir au matin.
10 fois. 30 fois. Parfois plus de 50 fois par heure. Toute la nuit, chaque nuit, pendant des années. À chaque pause, votre cerveau manque d'oxygène et votre corps vous tire du sommeil une fraction de seconde pour relancer la respiration. Vous ne vous en souvenez pas — mais la personne à côté de vous, elle, vous entend vous redresser en haletant à 3 h du matin.
Au matin, huit heures au lit vous font l'effet de quatre. Une tension qui reste élevée malgré les médicaments. Un cœur qui fatigue. Une mémoire qui flanche. Et le plus souvent, aucun diagnostic : la grande majorité des personnes concernées n'ont jamais passé d'examen du sommeil. Ce n'est plus un simple ronflement. C'est votre corps qui s'use plus vite qu'il ne devrait.